Bienvenus sur le site de la Rose-Croix de la Guyane.

Implanté depuis 1972 sur ce territoire, notre Ordre dispose aujourd'hui de locaux où sont menées des activités réservées aux membres mais également des activités ouvertes au public. Vous trouverez sur ces pages les informations concernant les activités publiques et réservées aux membres : conférences, séminaires, réunions-débats, etc.  Nos rubriques Média et Vidéos vous propose également des documents, des supports vidéos et textes qui vous permettront de mieux faire connaissance avec la philosophie Rosicrucienne. Nous vous invitons à les consulter.

Bonne visite.

Calendrier des activités accessibles au public

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L’Ordre de la Rose-Croix, aussi connu sous le nom d'Ancien et Mystique Ordre de la Rose‑Croix (A.M.O.R.C.), est un mouvement philosophique, initiatique et traditionnel.

Non religieux et apolitique, il est ouvert aux hommes comme aux femmes, sans distinction de race, de nationalité, de classe sociale ou de religion.

Reconnu d'utilité publique dans plusieurs pays en raison de sa contribution à la culture, à l'éducation et à la paix, il a pour devise :

« La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance. »

 

Extrait de l'ouvrage "La voie Cathare"

Bertran de La Farge, Edition Rosicrucienne


Extrait du chapitre « Le Fils »

« Les Cathares, à l'époque où l'Inquisition catholique les persécutait et les envoyait au bûcher, en fait de deux principes, faisaient essentiellement la distinction entre le principe concepteur et le principe réalisateur : le concepteur conçoit, en principe — dans son principe (c’est le sens du premier mot de la Genèse, Béréshît, traduit par Au Commencement, ou En tête) — c'est-à-dire sur plans, et le réalisateur, à partir de ces plans et des matériaux qui lui sont fournis par le concepteur, fabrique, crée le matériel. Il laisse ensuite le soin au concepteur d'animer, de faire vivre cette réalisation. Le concepteur lui insuffle une part de son souffle (pneuma), que ce soit Dieu dans Adam ou le Christ dans ses Apôtres. C'est d'une part l’une des thèses avancées par Jean de Lugio dans son Livre des deux Principes mais c’est aussi celle qui fut soutenue par Fabre d'Olivet quelques six siècles plus tard ! L’argile (les éléments) existait donc avant qu'Élohîm (Lui-les dieux, selon Fabre d'Olivet) ne se préoccupe de façonner le monde matériel, ou qu'on lui ordonne de le faire. Il y a d'abord eu — au Commencement, en principe, in principio — un Grand Concepteur, assisté d'un Élohîm-potier (les puissances célestes) qui a exécuté — à partir de ce que l'on appelait alors le néant — les plans qui lui étaient confiés ! Et encore, souvenons-nous que tout ceci n’est qu’allégorie… » »

Extrait du chapitre « La Voie de l’Amour »

« Pour les Cathares comme pour Origène ou Tauler, l’état de Conscience le plus haut que l’Homme puisse exprimer — le Repos en Dieu, cette Paix profonde qui est liée à l’illumination — c’est l’Amour qui existe à l’état latent en tout Homme : « le Créateur de toutes choses, lorsqu’il nous créa, inséra dans nos cœurs des semences d’Amour » dit Origène, ce qui est identique à la thèse soufie qu’il a sans doute inspirée : c’est dans le cœur psychique qu’est semée la graine de la rose qui fleurira dans le Cœur spirituel, ou encore comme le dit saint Paul : l’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit ferme qui nous a été donné (Romains 5,5). Cette idée maitresse rejoint celle qu’Origène exprima, au sujet de la Conscience christique présente partout dans l’univers, pour expliquer la phrase de Jean : au milieu de vous se trouve quelqu’un que vous ne connaissez pas. Mais l’Homme n’est pas seul pour faire grandir en lui et dans le monde cette « semence d’Amour ». Ce monde est un champ qui ne représente pas seulement la terre, mais aussi les cœurs des Hommes ; les anges de Dieu l’ont reçu à cultiver. Or, le champ des anges ce sont nos cœurs (Hom. Cant. II, 9 & Hom. Nombr. XI, 3.5) ». » »

Extrait du chapitre « Le processus initiatique »

« Après le Baptême d’Esprit, l’initié, le Chrétien doit vivre, d’une manière pratique, la pureté de l’âme, dans son quotidien. Dans ce but, il se soumet à des périodes de jeûnes très stricts, suit les restrictions alimentaires dont nous parlerons dans un prochain chapitre. Une grande solidarité est nécessaire, au sein de la congrégation des Parfaits, pour tenir bon et mener à bien à cette transformation de leur être. Ainsi, les Chrétiens cathares participent-ils chaque mois à une sorte de confession communautaire — le Service — tout comme le font d’ailleurs les moines catholiques en leur chapitre. En cette occasion, ils reçoivent des conseils pratiques de leur Ancien. Et, allant deux par deux, s’encourageant mutuellement, l’un étant le mentor de son plus jeune socius (compagnon), chaque jour ils peuvent véritablement se mettre davantage en harmonie avec les forces du Christ — celles qui étaient présentes en Jésus lorsqu’il dut résister à la tentation, comme il est dit dans l'Évangile de Matthieu 4,1-3 : alors Jésus fut amené au désert par l’Esprit, pour qu’il fut tenté par le diable… et dans celui de Luc 4,13 : et toute la tentation achevée, le diable se retira de lui pour un temps. Le temps de probation et d’épreuves imposé au candidat après le Baptême d'Esprit permet de témoigner de la réalité de son abstinence, de sa continence, de sa piété et de sa constance auprès des autres membres de la communauté des initiés. Toute tartuferie et tout puritanisme sont absolument bannis et seraient considérés comme la preuve d’un échec tant pour l’individu que pour la congrégation des autres Parfaits. »